La 15e Conférence des parties contre le réchauffement climatique, qui réunit les représentants de 192 pays, se tient du 7 au 18 décembre 2010 à Copenhague. L’objectif est de parvenir à un accord global et juridiquement contraignant sur le régime qui succédera au protocole de Kyoto.
L’Union européenne détient un rôle majeur dans les négociations à Copenhague.
Les propositions européennes s’articulent autour de cinq axes, conformément à la feuille de route tracée à Bali :
- Des objectifs de réduction de gaz à effet de serre (GES) chiffrés et contraignants pour 2020 et 2050, destinés aux pays industriels ;
- Une atténuation renforcée d’émissions pour les pays émergents ;
- Une coopération technologique et une aide financière aux pays les plus vulnérables au nom d’une solidarité internationale. Il s’agit de la mise en place du « Plan Justice-Climat » ;
- L’adaptation aux conséquences du changement climatique ;
- La prise en compte de nouveaux secteurs qui ne sont pas prévus par le protocole de Kyoto : l’agriculture, le transport maritime et aérien, les forêts.
De nombreuses propositions traduisent les préoccupations exprimées par la France :
- Les questions liées à la déforestation ;
- L’instauration des mécanismes de contrôle et de sanction ;
- La création d’une taxe carbone communautaire ;
- La fixation des objectifs de croissance de population dans les zones économiques vulnérables ;
- La valorisation du rôle des collectivités locales ;
- La détermination précise des projets à financer ainsi que de l’enveloppe qui leur est attribuée ;
- La mise en place d’un dispositif d’inclusion carbone pour les pays qui ne signeront pas l’accord ;
- La mise en place d’un Comité de pilotage permanent des engagements pris qui se transformerait en Organisation mondiale de l’environnement.